Entreprise

Le sigle MGM est très couru dans le monde. Il est avant tout celui de la Metro-Goldwyn-Mayer, le studio de cinéma au lion rugissant. MGM, c’est aussi le spécialiste français des jouets, notamment des cadeaux Bonux. MGM, c’est encore des sociétés d’Eupen (négoce de bois) et d’Hermalle-sous-Huy (Magasins généraux manutention, spécialisés en stockage).

Mais voilà, quand on s’appelle Maurice Giraud, qu’on est menuisier, qu’on construit des maisons dans les environs d’Annecy et qu’on crée son entreprise en 1963, on ne pense sans doute pas (ou on y pense très fort ?) à cette concurrence. Et puis, imaginait-il avoir, 50 ans plus tard, un tel impact sur l’immobilier de loisirs à la montagne (le second M). Et ce n’est pas la vente d’une partie de son patrimoine, en 2003, au groupe Pierre&Vacances qui changera la donne.

Comme Pierre&Vacances, le groupe MGM a pris son envol grâce à la législation française sur les résidences de tourisme. Un type d’hébergement fiscalement intéressant, conçu dans les années 1970 pour développer le parc immobilier locatif dans les stations de sport d’hiver.

A l’inverse de Pierre&Vacances, c’est plus tard et dans le luxe que MGM s’est lancé dans le concept de résidences de tourisme. "Quand la concurrence propose des cellules d’une quinzaine de mètres carrés pour 4 personnes, MGM [ ] offre plus de 60 m² et équipe certains de ses appartements de saunas. Le concept moderne des résidences de tourisme 4 étoiles est né", raconte le groupe dans un communiqué livré à l’occasion de son cinquantenaire. Et d’égrener les années et les événements : 1994, construction de la première résidence de tourisme estampillé MGM (à Chamonix); 1996, création de sa filiale "Résidences MGM", gestionnaire de ses propres établissements. "Le groupe maîtrise ainsi ses réalisations, de leur création à leur exploitation", précise-t-il. 1997, MGM se tourne vers la Côte d’Azur et lance son premier programme en bord de mer. 2002, il ouvre un bureau de vente à Londres.

L’année suivante, Maurice Giraud abandonne les rênes de l’entreprise à son fils David, pour se consacrer "à son autre passion, l’œnologie" et le Pommard. C’est alors que la marque "Résidences MGM" et la gestion des 10 premières résidences de tourisme du groupe sont vendues à Pierre&Vacances. De quoi recentrer l’activité sur du plus haut de gamme encore (résidences et hôtels, assortis de spa) et sur la montagne (en abandonnant les bords de mer). En 2008, MGM livre "ce qui reste à ce jour (sa) plus importante résidence de tourisme : le Village de Lessy au Grand-Bornand". En 2011, le groupe lance à Tignes le programme Kalinda Village, "amené à devenir le premier éco-village de montagne" (notre photo) . En 2013, il lance "une gamme ultra-select de biens immobiliers très haut de gamme avec services personnalisés (chef à domicile, gouvernante, voiturier ) dans des lieux d’exception" (quatre adresses, appartements ou chalets, à Chamonix, Meribel, Samoëns et Grand-Bornand).

Le tout au sein de MGM Constructeur (55 personnes, 110 millions de chiffre d’affaires en 2012, dont 15 % des clients sont Belges) et de sa filiale CGH (Compagnie de gestion hôtelière) créée en 2004 (120 personnes, 30 millions de chiffre d’affaires, dont 10 % de la clientèle est Belge). Les projets de ce quinquagénaire ("perpétuellement jeune") ne manquent pas, trois en haute Savoie, trois en Savoie, un dans l’Isère et un dans les Hautes Alpes.

A l’occasion de son anniversaire, MGM édite un ouvrage et un DVD sur son histoire et celle des propriétaires, architectes, artisans, directeurs, partenaires, salariés qui l’ont accompagné. Et a imaginé divers concours et offres anniversaires. Dont un Pommard, cuvée 50 ans spéciale.