Entreprise

"Je pense en effet qu'un scénario stand alone pourrait constituer une alternative viable et crédible au projet d'adossement à BNP Paribas qui est soumis à l'AG de Fortis des 8-9 avril prochains", dit M. Miller.

Pour l'ex-CEO de Dexia, le gouvernement belge a pris les bonnes décisions quand il a racheté 49,5% du capital de Fortis. "Mais ensuite on aurait pu développer un scénario alternatif dans lequel l'Etat aurait été actionnaire pendant 3 à 5 ans", dit M. Miller.

Il dit constater que la Belgique est le seul pays à s'être défait de sa première banque de dépôts et de crédits. "Il est dommage qu'une seule option soit proposée aux actionnaires. Lors des assemblées, ils n'auront pas la possibilité de se prononcer sur un scénario alternatif. C'est un faux choix qu'on leur présente. C'est une occasion perdue de poser une question avec une vraie alternative stratégique, basée sur un projet industriel et social clair", dit-il.

Interrogé sur la possibilité de prendre des fonctions chez Fortis en cas de stand alone, M. Miller dit que "la question ne se pose pas". Il ajoute qu'il n'est pas derrière le scénario du stand alone défendu par le cabinet Modrikamen.

"Non. Je suis un observateur externe qui, comme beaucoup d'autres, estime qu'il aurait été utile de développer une alternative au projet BNP Paribas", dit-il.