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Le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, situé au Panama, à l'origine du scandale des "Panama papers", a annoncé mercredi la cessation de ses activités, en raison des "dommages irréparables" infligés à sa réputation. 

"La détérioration de (notre) réputation, la campagne médiatique, la pression financière et les agissements irréguliers de certaines autorités panaméennes ont provoqué des dommages irréparables, dont la conséquence obligée est la cessation totale des opérations (...) à la fin de ce mois", indique un communiqué du cabinet. Seul "un groupe réduit de collaborateurs continuera de s'occuper des demandes et des consultations des autorités, ainsi que d'autres entités publiques et privées", précise le cabinet.

Le scandale des "Panama papers" avait éclaté le 3 avril 2016 avec la fuite de 11,5 millions d'archives digitales du cabinet Mossack Fonseca, des documents sensibles analysés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui ont provoqué une onde de choc mondiale. Les documents ont permis la mise au jour d'un vaste système d'évasion fiscale transitant par des sociétés-écrans, dans lequel plusieurs centaines de banques ont aidé leurs clients.

En juin l'an dernier, Jürgen Mossack, l'un des fondateurs du cabinet Mossack Fonseca, avait reconnu qu'il avait été obligé de fermer la plupart de ses bureaux à l'étranger en raison de la chute de son activité. Le cabinet panaméen disposait d'un bureau au Luxembourg, qui a fermé ses portes en février l'an dernier.

Au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays pour éclaircir de possibles situations d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent, selon le Centre américain d'intégrité publique. Aucune juridiction n'a cependant entamé de démarche judiciaire contre Mossack Fonseca pour son activité, assure le cabinet d'avocats.