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Le groupe financier franco-belge Dexia a mal commencé l'année, plombé par la crise financière qui a fait plonger dans le rouge sa filiale américaine de rehaussement de crédit FSA, selon des résultats publiés mercredi.

Au premier trimestre, le bénéfice net de Dexia s'est effondré de 59,9 pc sur un an à 289 millions d'euros, un "niveau historiquement bas" selon le groupe et nettement inférieur aux attentes des analystes. Le patron du groupe, Axel Miller, a invoqué "un environnement particulièrement difficile" avec notamment "une détérioration de l'environnement de crédit aux Etats-Unis". "Nous regrettons que certaines transactions aux Etats-Unis aient entraîné des pertes bien au-delà des niveaux historiques", a-t-il noté. La plus mauvaise surprise est une perte après impôts de 128 millions d'euros accusée par Dexia sur les obligations hypothécaires américaines de second rang assurées par FSA. Dexia explique les "performances mauvaises et inattendues" de FSA par "la chute persistante des prix immobiliers, la hausse des défauts de paiement et le changement de comportement des distributeurs de crédit". La crise financière a aussi forcé Dexia à ajuster la valeur de certains actifs, des mesures "résultant d'exigences comptables qui ne traduisent pas de risque de crédit", assure la banque. La réduction atteint 216 millions d'euros après impôt pour les contrats de couverture contre le risque de crédit (CDS).

Pour le reste de 2008, Axel Miller table sur "une volatilité importante et une incertitude économique persistante", assurant que Dexia mettra "l'accent encore davantage sur le suivi et le contrôle des risques". La structure du portefeuille d'actifs de FSA va être réévaluée. L'abandon de certaines activités dont les pertes étaient trop importantes a déjà été décidé. L'action Dexia a clôturé mercredi à 16,74 €, en baisse de 1 pc. (AFP)