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Les taux des obligations espagnoles et italiennes à 10 ans atteignaient mardi matin de nouveaux plus hauts depuis la création de la zone euro, les investisseurs craignant que le problème de la dette de ces pays n'empire à cause d'un ralentissement de la croissance économique.

A 09H50 (07H50 GMT), les rendements à 10 ans de l'Espagne étaient à 6,326% et ceux de l'Italie à 6,165%. L'écart avec le taux du Bund allemand (à 2,426%) atteignait également un nouveau record.

Ce "spread", qui mesure la prime de risque entre l'Allemagne et les autres pays, s'établissait à 393 points de base pour l'Espagne, et à 374 points de base pour l'Italie.

Outre ces deux pays, en première ligne des craintes de contagion de la crise de la dette en zone euro, les taux à 1O ans du Portugal grimpaient à 10,708% et ceux de la Grèce étaient stables à 14,454%.

Même le taux de l'OAT française montait un peu à 3,174%, creusant le spread avec l'Allemagne à 74 points de base, un record.

Les investisseurs se ruaient sur les titres jugées les plus sûrs, bénéficiant de la meilleure note possible, le triple A, en raison d'un contexte économique très incertain et de mauvais indicateurs, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, qui pourraient empêcher une franche réduction de la dette.

"Le flux vers la qualité(vers les actifs les moins risqués, ndlr) reste fort et (...) il n'est pas aisé de savoir quand cette tendance prendra fin, en particulier si les données économiques à venir continuent de réserver des mavaises surprises", ont jugé des stratégistes obligataires de BNP Paribas.