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La réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 s'est ouverte vendredi à Gyeongju en Corée du Sud, a annoncé le président sud-coréen Lee Myung-bak, sur fond de menace de "guerre des monnaies" pour l'économie mondiale.

Le G20, qui regroupe pays riches et puissances émergentes, a été précédé par un G7 qui a duré une heure, mais sans communiqué final, a-t-on appris de source française.

Les Etats-Unis ont demandé aux pays ayant un important excédent commercial de réformer le système de taux de change, dans une lettre du ministre américain des Finances Timothy Geithner faisant une allusion à peine voilée à la Chine.

Un projet de déclaration finale révélé jeudi suggère que les pays riches et émergents du G20 s'engagent à "s'abstenir de toute dévaluation compétitive", selon l'agence d'informations économiques Dow Jones. Cette stratégie de dévaluation consiste à manipuler le cours de sa monnaie pour stimuler son économie en faisant fi de la coopération internationale.

Le G20 "va se diriger vers un système de taux de changes davantage déterminés par le marché", dit le projet de communiqué. Nombre de pays émergents sont actuellement confrontés à une faiblesse du dollar qui pénalise leurs exportations en renchérissant leurs monnaies.

La Chine maintient pour sa part le yuan fermement arrimé au billet vert.

le président sud-coréen appelle à un accord sur la réforme du FMI

Le G20 doit renforcer sa crédibilité en parvenant à un accord sur la réforme du Fonds monétaire international (FMI) lors du sommet de Séoul en novembre, a déclaré vendredi le président sud-coréen Lee Myung-Bak.

"Tenir les engagements sur la question de la répartition des pouvoirs au sein du FMI renforcera la crédibilité des réunions du G20", a déclaré le président sud-coréen, dans son discours d'ouverture du G20 Finances qui se tient jusqu'à samedi à Gyeongju (sud-est).

Les Etats membres du FMI doivent trouver rapidement un accord sur deux questions d'organisation de l'institution.

La révision des quote-parts, discutée depuis plus d'un an, doit déterminer la contribution de chacun des 187 Etats membres et donc sa part dans les droits de vote.

L'autre question, plus urgente, est de trouver une nouvelle répartition des sièges à la plus haute instance de décision du FMI, son conseil d'administration, où les Etats-Unis et des pays émergents considèrent que les Européens sont sur-représentés.

"Je vous demande de parvenir à un accord sur ces questions difficiles durant la réunion de Gyeongju pour le bien de l'économie mondiale", a lancé M. Lee aux ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des 20 plus grandes économies.

Le ministre canadien des Finances Jim Flaherty a indiqué un peu plus tôt qu'il avait "plutôt bon espoir" que les ministres puissent trouver un accord sur le FMI à Gyeongju. "Les discussions se passent plutôt bien, même s'il reste encore des obstacles", a-t-il déclaré.