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Selon l'étude d'Elia sur la sécurité d'approvisionnement en électricité pour la période 2017-2027, consultée par l'Echo, la Belgique n'aura pas besoin de nouvelles centrales avant 2023, rapporte le quotidien jeudi.

Les besoins en électricité sont couverts pour plusieurs années, selon l'étude réalisée par Elia le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en Belgique, à la demande de la ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem (MR) et présentée jeudi. Ce n'est qu'à partir de 2023, avec la fermeture des réacteurs nucléaires, que les besoins de capacité flexibles augmentent nettement.

Cette étude servira de base à la définition de la vision énergétique à long terme du pays qui sera proposée par la ministre Marghem avant l'été, avance encore L'Echo.


"Le gouvernement crée activement le déficit" (sp.a)

Le gouvernement veut une sécurité d'approvisionnement en électricité, mais il crée activement le déficit, réagit jeudi le sp.a à l'étude d'Elia. Le surplus d'offre d'énergie nucléaire entrave le développement de nouvelles sources d'énergie renouvelable, souligne le député Johan Vande Lanotte.

Les socialistes flamands estiment que le rapport du gestionnaire du réseau d'électricité montre les conséquences néfastes de la décision du gouvernement de prolonger de 10 ans la durée de vie des centrales. "Allons-nous constater en 2023 qu'il n'y a pas d'alternative pour nos centrales fissurées et les maintenir ouvertes encore 10 ans de plus? ", s'interrogent-ils.

Les rapports soulignant les effets négatifs de la décision du gouvernement sur le développement des énergies renouvelables se succèdent depuis la prolongation de Doel 1 et 2, insistent les députés sp.a.