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Quatre personnes qui avaient été placées sous mandat d'arrêt dans le cadre des perquisitions au sein de l'entreprise de transport Jost International ont comparu vendredi devant la chambre du conseil de Liège. Les détentions de Roland Jost et Christophe R. ont été confirmées, indique vendredi le parquet fédéral. Celles de Dominique W. et Anne-Isabelle G. ont également été confirmées mais elles se poursuivront sous surveillance électronique. L'entreprise Jost International est suspectée de fraude sociale en utilisant des sociétés "boites aux lettres" en Roumanie. Elle aurait recruté en Europe de l'Est des conducteurs de camions pour les faire travailler en Belgique aux conditions d'emploi de leur pays d'origine. Il y aurait 1.100 chauffeurs employés de cette manière. Le manque à gagner pour la sécurité sociale belge s'élèverait à quelque 55 millions d'euros entre 2014 et 2016.

Des perquisitions avaient été réalisée lundi dans différentes villes en Belgique ainsi qu'en Roumanie et au Grand-Duché du Luxembourg. Elles avaient conduit aux inculpations de Roland Jost (58 ans), Christophe R. (44 ans), Dominique W. (56 ans) et Anne-Isabelle G. (43 ans). Ces quatre personnes ont comparu pour la première fois vendredi devant la chambre du conseil de Liège.

La chambre du conseil a décidé de prolonger la détention préventive de ces quatre personnes. Roland Jost et Christophe R. resteront détenus. Par contre, Dominique W. et Anne-Isabelle G. poursuivront leur détention à l'extérieur de la prison, sous le régime du bracelet électronique.

En cas d'appel formulé par les inculpés, la chambre des mises en accusation de Liège examinera le dossier dans un délai de 15 jours.