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Le Credit Suisse Group (CSG), la deuxième banque suisse, a annoncé mardi une perte historique de 3,3 milliards de francs suisses (2,25 milliards d'euros) en 2002 et la suppression de 1250 emplois, principalement en Suisse. En 2002 déjà, la banque avait supprimé 520 emplois en Suisse.

Les emplois supprimés annoncés mardi concernent la filiale assurance du CSG, soit la compagnie Winterthur (350 emplois) ainsi que le secteur Financial Services (900 emplois).

Le regroupement des deux sièges principaux des divisions Insurance (assurances) et Life&Pensions (assurance-vie et prévoyance professionnelle) à Winterthor entraînera la perte de 350 emplois. La mesure sera effective au 1er mars.

Par ailleurs, la faiblesse persistante des marchés financiers obligera le CSG à supprimer environ 900 emplois supplémentaires dans sa division Credit Suisse Financial Services (CSFS). En 2002, le CSFS avait supprimé 290 emplois, et le Credit Suisse First Boston, deuxième pilier de la banque, 3900 emplois, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

En ce qui concerne les résultats 2002, le groupe avait déjà annoncé le 21 janvier que les pertes devraient tourner autour de 3,4 milliards de FS sur l'année et 1 milliard de FS sur le seul 4e trimestre.

En 2001, le numéro deux de la banque helvétique affichait encore un bénéfice net de 1,6 milliard de FS. En un an, le CSG a donc creusé un trou de l'ordre de 5 milliards FS. La rentabilité des fonds propres est passée en 12 mois de 4,1 pc à -10 pc.

Au cours des trois derniers mois de 2002, les résultats ont également été influencés par des facteurs spéciaux et un changement de règles comptables visant l'activation d'avoirs fiscaux latents.

Les charges d'exploitation ont diminué de 22 pc pour s'établir à 23,5 milliards de FS en 2002, suite à la suppression de plusieurs milliers d'emplois. A elle seule, la banque d'investissement Credit Suisse First Boston (CSFB) en a supprimé quelque 6000 depuis août 2001.

L'année 2002 a aussi été marquée par le débarquement du pdg Lukas Mühlemann, remplacé par un duo, l'Allemand Oswald Grübel et l'Américain John Mack.

Pour 2003, le CSG indique disposer d'un « bilan plus solide et d'une base de fonds propres renforcée ».

© La Libre Belgique 2003