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Dans le secteur financier en Belgique, il est souvent difficile de comparer les frais tant les formules sont complexes et variées.

Pour l'épargne-pension, c'est toutefois assez simple. La grande majorité des institutions appliquent des frais d'entrée de 3 pc pour leurs fonds d'épargne-pension. C'est le cas de Fortis, Dexia et ING. Deux institutions, KBC et Société générale, demandent 2 pc pour leurs produits Pricos, Pricos Defensive et Accent. "Il existe deux propositions avec des frais d'entrée de 0 pc", explique Philip Perneel, analyste chez Budget Hebdo : l'une provient de la banque anversoise Argenta et l'autre d'Inter Beurs Hermes qui regroupe un certain nombre d'institutions financières (Degroof, Delta Lloyd, Puilaetco, Van Moer, Capital @ Work...) jouant le rôle de distributeurs.

Pour l'assurance-épargne, les frais d'entrée montent, pour certaines institutions (comme Bel Star ou Generali) jusqu'à 5,6, voire 7 pc. Compte tenu du niveau actuel des taux d'intérêt extrêmement bas, il faut donc attendre plus d'un an avant que ce type de produit rapporte de l'argent...

Pas de logique

Comment expliquer ces droits d'entrée ? Les institutions les justifient comme une "rémunération pour leur savoir-faire" ou encore par toutes obligations fiscales à remplir. "C'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de logique dans cette rémunération", souligne un expert des produits d'épargne. Petite consolation : ce genre de frais est en moyenne plus élevé à l'étranger.

Aux frais d'entrée, il faut ajouter les commissions de gestion appliquées sur les fonds d'épargne-pension. Cela oscille entre 0,75 pc (Pricos defensive, Hermes, Star Fund,...) et 1,2 pc pour Argenta.

Les grandes banques se situent plutôt dans la moyenne : Dexia demande 0,9 pc par an, Fortis 0,85 pc et ING 0,75 pc.

Le choix du produit doit-il dès lors être dicté par le niveau des frais ? "Il n'y a pas de relation entre frais et qualité de gestion", explique Philip Perneel.

Politique agressive

Il se fait qu'Argenta a réussi à combiner ces dernières années une bonne rémunération et des frais réduits. Et cela grâce à une politique d'investissement assez agressive. Ses fonds comportaient une part élevée d'actions (70 pc du total) comparativement aux obligations. Il faut savoir que les fonds d'Argenta sont gérés par la société de Bourse Petercam qui a montré un savoir-faire en la matière.

Il est clair que les placements en actions, belges en particulier, ont largement surperformé les obligations depuis 2003.