Entreprise

L'activité private banking d'ING Belgique se situe dans le top 3 en Belgique, elle emploie 220 personnes et gère les capitaux d'environ 8.000 clients. «En ce qui concerne la déclaration libératoire unique, nous avons assisté à trois phases d'accélération, la première en septembre, la deuxième début octobre et la troisième à partir de début décembre. Chez nous, 2500 comptes DLU ont été ouverts et un millier d'attestations ont été délivrées. Le montant des capitaux rapatriés? Plusieurs centaines de millions d'euros, peut-être plus d'un milliard d'euros. Ce n'est pas inférieur à ce que l'on attendait pour notre institution. La DLU a amené vers nous une clientèle additionnelle», explique Guy de Marnix, directeur général du private banking. La DLU est-elle un échec, les montants liés aux pénalités de 6 et 9 pc étant loin des 850 millions attendus par Didier Reynders? «Le montant des pénalités n'est pas un bon indicateur du succès ou de l'échec de la DLU. Car ces pénalités ne sont perçues qu'à une double condition. Un: que l'argent soit rapatrié en Belgique. Deux: qu'il y ait eu fraude par rapport à l'impôt. Si l'on prend le cas de capitaux clairs placés à l'étranger, la pénalité de 6 ou 9 pc ne sera appliquée qu'aux revenus non déclarés des dernières années. Ces pénalités ne sont donc pas appliquées sur l'ensemble des capitaux rapatriés en Belgique dans le cadre de la DLU. Pour moi, la DLU est globalement un succès même si le montant des pénalités peut sembler relativement faible», ajoute Guy de Marnix. Un conseil aux derniers retardataires? «Tout le monde pense que le 31 décembre est la date butoir pour effectuer le rapatriement des capitaux. En réalité, cette date marque l'échéance pour la constitution du dossier. Il est crucial de récolter les documents probants d'ici fin décembre», explique-t-il. Enfin, Guy de Marnix estime que la DLU devrait avoir un petit impact sur la croissance économique belge. L'impact devrait être plus grand sur l'immobilier que sur la Bourse.

© La Libre Belgique 2004