Pfizer licencie 83 personnes à Ixelles

S.Vdd. Publié le - Mis à jour le

Entreprise

Il n'y a pas de miracle. La Belgique ne sera pas épargnée par la restructuration mondiale de Pfizer (LLB 23/1) qui a annoncé, lundi, qu'il supprimerait 10 pc de ses effectifs mondiaux - et 20 pc en Europe - d'ici 2008.

En Belgique, où le groupe américain est un acteur majeur de la pharmacie, la convocation d'urgence d'un conseil d'entreprise extraordinaire pour mardi matin avait fait craindre le pire aux syndicats. Le couperet est tombé vers midi : la restructuration qualifiée par le CEO de Pfizer Jeffrey B. Kindler, de " transformation" nécessaire " pour doter le groupe d'une structure de coûts plus légère" entraînera la suppression d'une centaine de postes en Belgique. "Par la non-attribution de positions vacantes et en ne prolongeant pas des contrats temporaires, le nombre de licenciements pourrait être limité à 83", a précisé la direction de la filiale belgo-luxembourgeoise. Ces coupes représentent 2,6 pc des effectifs de la filiale qui emploie au total 3 200 personnes réparties sur 7 sites en Flandre, Wallonie, Bruxelles et au Luxembourg (15 personnes).

Ces licenciements concerneront exclusivement les services de vente et d'administration, rassemblés dans le siège d'Ixelles, à Bruxelles, et qui occupe 550 personnes. "Nous allons réduire nos forces de vente (NdlR : actuellement le groupe emploie quelque 220 délégués médicaux en Belgique) et adopter une approche commerciale davantage basée sur la valeur ajoutée ", précise Daniel Van Bellinghen, le porte-parole de Pfizer Belgique.

Les centres de recherche ni les unités de production de Louvain-la-Neuve et de Puurs où Pfizer vient d'annoncer des investissements, ne sont pas concernés par ces mesures.

La restructuration mondiale décrétée par le groupe américain est motivée par l'arrivée des génériques. Le brevet de son antidépresseur vedette, le Serlin, est tombé à la fin 2006 aux Etats-Unis et celui de l'Amlor, autre molécule-phare du groupe, fera de même à la fin de l'année. Même si le groupe dit avoir dans son pipeline de nouvelles molécules prometteuses pour compenser la perte de ces revenus, il doit préparer l'après-Lipitor, le médicament (contre le cholestérol) le plus vendu au monde, qui ne sera plus protégé en 2011.

Les syndicats se réuniront jeudi matin pour étudier les conséquences de ce plan.

En Allemagne et en France, la situation est pire : 760 emplois passent à la trappe outre-Rhin et 504 dans l'Hexagone.

S.Vdd.

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