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Philippe Touwaide, le médiateur de l’aéroport de Bruxelles-National, ne voit pas de solution miracle pour stopper les nuisances sonores. Il propose de s’inspirer du choix d’Amsterdam : créer une piste en plein champ.

Il se présente comme le "punching-ball sur lequel aiment à taper les riverains, le monde politique et l’aéroport". "J’assume", lance, avec sa tête de boxeur, Philippe Touwaide, le médiateur de l’aéroport de Bruxelles-National. L’homme est aussi connu pour avoir mis en route, alors qu’il était détaché de son poste de médiateur, le fameux "plan Wathelet" en 2014, visant à disperser les vols de l’aéroport sur différentes zones urbanisées. Un dossier polémique qui lui coûtera sa tête, ainsi que celle du secrétaire d’Etat CDH. "M. Wathelet et moi avons été les canards noirs de cette histoire", peste ce licencié en droit aérien, maritime et administratif. "Je cherche toujours l’erreur qu’on a faite : on a mis en œuvre une décision antérieure."

Le quinquagénaire a très mal vécu "les bassesses" dont il a été victime à l’époque. "On m’a insulté sur les réseaux sociaux, affirmé que si je faisais passer des avions à Watermael, c’est parce que j’avais des intérêts à Crainhem et que j’étais mariée à une présidente de riverains de l’Oostrand. C’est faux, j’habite le Brabant wallon, très loin de tout cela. J’ai même reçu un coup de poing sur un marché bruxellois et des menaces de mort." Vols de mails et autres faux documents ("j’ai porté plainte"), rien n’aurait été épargné à cet ancien conseiller communal libéral d’Anderlecht. "M. Wathelet était trop cool et honnête. Il était en pleine progression et cela en gênait certains à Bruxelles."

"Créateur de la seule taxe que les gens paient en souriant"

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