Entreprise

Asimilée aux syndicats de Sabena, la BeCa (Belgian cockpit association) n'en est pas moins une union professionnelle au regard de la loi. Cette union représente et défend les intérêts des 1.250 pilotes affiliés. Près de 90 pc des 700 pilotes de la Sabena y compris ceux de DAT et de Sobelair sont membres de la BeCa. La carrière d'un pilote se construit sur base d'une «liste de séniorité commune» (LSC). En d'autres termes, la hiérarchie d'un pilote relève du nombre d'années prestées dans une compagnie multiplié par un coefficient de pondération qui représente le type de machine piloté et le grade du pilote. Pour devenir commandant, le pilote doit passer des examens à la fois internes et externes. Ses prestations sont limitées par un règlement national, il n'existe pas de seuils maximaux de temps de vol au niveau européen, néanmoins les pilotes de la Sabena travaillent (un peu) en dessous de la moyenne européenne, dixit la BeCa.

Le salaire d'un pilote s'établit surtout sur base de la LSC. On peut estimer qu'un pilote débutant démarre avec un salaire brut de 105.000 F/mois alors qu'un commandant en fin de carrière peut espérer jusqu'à 370.000 F/ mois. Le statut d'un pilote reste aussi intimement lié à la compagnie pour laquelle il travaille. Car un changement de compagnie ne s'accompagne pas d'office d'une reconduction de sa séniorité précédente, même si un pilote reste toujours en mesure de monnayer son expérience. Par ailleurs, un pilote porteur d'une licence belge ne peut pas forcément exercer partout. Au même titre qu'un pilote étranger doit avoir une licence reconnue par l'administration belge de l'aéronautique pour pouvoir piloter des avions belges, la reconnaissance des licences de pilotes relevant toujours d'accords bilatéraux. L'ECA (l'European cockpit association) travaille maintenant à la promotion du JAR (Joint Aviation Requirement) qui permettrait une équivalence générale des licences dans près de 25 pays d'Europe.

© La Libre Belgique 2001