Entreprise

Les réunions qui ont eu lieu entre la direction de Carrefour et les syndicats "s'apparentent plus à un cahier de revendications qu'à une réelle négociation", a souligné la vice-présidente du Setca, Myriam Delmée, après une nouvelle rencontre qui s'est déroulée mercredi matin dans le cadre du plan de restructuration annoncé en janvier par le distributeur. Le porte-parole de l'enseigne, Baptiste van Outryve, a, lui, à nouveau fait part d'une "discussion constructive". Les syndicats n'ont toujours aucune certitude quant à l'absence de licenciements secs. "Nous n'avons reçu aucune garantie, que du contraire puisque la direction a exposé des procédés théoriques de licenciements secs. C'est une option qui est loin d'être imaginaire. Mais pour nous, c'est toujours hors de question", a souligné la responsable syndicale.

"Le message a été mal compris", tempère le porte-parole de Carrefour. Le groupe s'était engagé fin janvier à limiter l'impact sur le personnel, a-t-il rappelé. "La priorité se trouve autre part (régime de chômage avec complément d'entreprise, départs volontaires, mutation interne...). Mais nous ne pouvons pas exclure le recours aux licenciements secs tant qu'il n'y a pas accord. Nous sommes actuellement dans une phase de négociation, avec des propositions et des contre-propositions", a-t-il souligné.

En ce qui concerne la polyvalence des caissières, autre pierre d'achoppement, la direction a proposé une nouvelle organisation du travail ce mercredi. "Ce n'est pas parfait mais des efforts ont été fournis. Nous allons tâter le pouls de nos délégués, le 29 mai", ajoute Mme Delmée.

D'autres points essentiels n'ont pas encore été abordés, note-t-elle encore, comme le plan commercial ou les garanties d'emplois hors restructuration.

En attendant la prochaine réunion prévue le 4 juin, les syndicats ont exigé de la direction qu'elle remette une note complète sur les points déjà abordés. "On a l'impression qu'elle veut morceler la discussion mais nous avons besoin d'une vision globale à présenter à notre base."