Entreprise

La direction de Carrefour Belgique et les syndicats se sont réunis mercredi jusque tard dans la soirée dans le cadre du plan de restructuration annoncé en janvier par le distributeur. "La réunion fut longue et difficile", d'après Myriam Delmée, vice-présidente du Setca. Un point de blocage s'annonce: la direction refuse de s'engager à ne pas effectuer de licenciements secs, déplore le syndicat socialiste. Depuis l'annonce en janvier d'un plan de transformation pouvant conduire à la suppression de 1.233 emplois en Belgique, les réunions se succèdent entre la direction de l'enseigne Carrefour et les syndicats.

Organisation du travail

Ce mercredi, deux points étaient à l'ordre du jour: l'organisation du travail et le plan social. Concernant le premier volet, la direction a longuement écouté les contre-propositions des syndicats, notamment quant à la polyvalence des employés. 

Cette polyvalence sera d'abord proposée sur base de volontariat jusqu'en 2020, date à partir de laquelle des négociations seront menées pour avoir une nouvelle convention collective de travail afin d'entériner la mesure de façon légale.

La direction reviendra dans les jours qui viennent avec ses nouvelles propositions, "sur lesquelles on espère un consensus", a rapporté Mme Delmée.

Malgré cela, du côté de la CNE, l'impression est "que la direction n'ira pas plus loin que ce qui est actuellement sur la table".

Plan social

La direction a ensuite donné des renseignements "très limités" sur son plan social. Si elle prévoit des prépensions et des départs volontaires, elle refuse de s'engager à ne pas effectuer de licenciements secs, selon la vice-présidente du Setca. "Ce sera évidemment un point de blocage pour les syndicats", prévient-elle.

"C'est la politique des petits pas. On n'est pas du tout au bout du dossier", relève Myrian Delmée de manière plus générale.

La direction privilégie clairement le départ volontaire en prépension des employés de plus de 56 ans dans un premier temps. Ensuite, le cas échéant, une proposition de départ volontaire pour les autres employés sera faite, où les primes devront être négociées. Mais si cela ne suffit pas, des licenciements auront lieu. Et c'est là que ça bloque, nous confirme le permanent du syndicat libéral Tom Van Droogenbroeck.

De son côté, le porte-parole de l'entreprise Baptiste Van Outryve s'est contenté de parler d'une "réunion constructive", au sujet d'un "dossier complexe" qui va encore durer.

La prochaine rencontre avec les représentants du personnel est prévue le mercredi 23 mai.