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Selon une étude publiée ce mercredi par ING Belgique, les exportations de marchandises belges viennent de récupérer puis de dépasser leur niveau d’avant la crise. Les exportations de services, qui ne sont pas prises en compte dans l’étude, ne représentent que 20 à 25 % du total des exportations des entreprises belges. Entre le premier semestre 2008 et les six premiers mois de 2012, les exports belges de marchandises ont augmenté de 6 %. La valeur totale des exportations belges représentait 115,7 milliards d’euros durant la première moitié de 2008, contre 122,9 milliards d’euros dans la première moitié de 2012, détaille l’étude d’ING.

Au niveau géographique, les différences sont sensibles. La crise de la zone euro a logiquement eu un impact sur les exportateurs belges. Entre 2008 et 2012, la part des exportations belges vers la zone euro est passée de 62,9 % à 57 %. Au sein de l’eurozone, les variations sont encore plus spectaculaires. Les exportations belges vers les pays dits périphériques ont reculé de 20 % durant la crise. "Par conséquent, la balance commerciale de ces pays s’est redressée, explique Julien Manceaux, senior economist chez ING Belgique. A la fois en raison de l’affaiblissement de la demande intérieure et donc de leurs importations et de l’augmentation de leurs exportations grâce aux gains de compétitivité."

Durant ces quatre années de crise, la part des exportations belges vers les pays Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) est passée de 5,3 % à 8 % et de 4,1 % à 6 % vers l’Amérique du Nord. En valeur absolue, les exportations à destination de l’Amérique du Nord et des pays Bric se sont envolées de 50 % pendant la crise. L’Amérique du Nord et les Bric sont donc responsables dans une large mesure du rattrapage opéré par notre pays. "Sur la progression de 6 % des exportations observée depuis 2008, 4,8 % proviennent de ces deux régions", analyse Julien Manceaux.

"Il est également intéressant de noter que les secteurs dans lesquels la Belgique s’est spécialisée ont bien exporté", déclare Julien Manceaux. Le secteur des produits pharmaceutiques a vu ses exportations doubler tandis que les combustibles et les produits de chimie organique ont progressé respectivement de 18,6 et 15 %. Les secteurs des produits alimentaires transformés (+18 %) et des diamants (24 %) se sont aussi inscrits en forte hausse. En revanche, plusieurs secteurs de poids ont souffert. Les exportations dans la métallurgie et les machines électriques ont baissé respectivement de 20 et 15 %.