Entreprise

Septante deux pour cent des employeurs du secteur marchand plaident pour une suppression complète de la rémunération liée à l'ancienneté, pour 17% dans le non-marchand, selon une enquête du prestataire de services en ressources humaines Acerta publiée mercredi. 

Secteurs marchand et non-marchand confondus, 57,6% des employeurs sont favorables à la suppression complète de la valorisation de l'ancienneté.

Plus l'entreprise est grande, plus ses dirigeants plaident pour l'abandon de la pratique. Ils sont ainsi 70% dans les sociétés d'au moins 500 travailleurs, mais ce pourcentage tombe à 52% dans celles de moins de 20 travailleurs.

Selon les patrons sondés, la rémunération basée sur l'ancienneté s'applique à 50% des ouvriers et 66% des employés, dans la grande majorité des cas uniquement en fonction des accords sectoriels. Seuls 10% des ouvriers et 12% des employés bénéficient d'un rehaussement du barème au niveau de l'entreprise.

Les employeurs favorables à la suppression totale de la mesure estiment que ce système n'est pas motivant pour le travailleur, et jugent qu'ancienneté et productivité ne connaissent pas nécessairement la même augmentation. Les opposants craignent eux principalement un nombre accru de demandes individuelles d'augmentations salariales.

Pour l'ensemble des patrons, la disparition de l'ancienneté dans le salaire aura comme conséquences principales des différences plus importantes entre individus pour une même fonction (76%), une rotation plus élevée du personnel (41%) ou encore une augmentation des frais salariaux tout au long de la carrière (34%).

En cas d'abandon du système, l'évaluation des prestations devrait constituer la base principale pour la différenciation salariale, estiment 86% des sondés.

Cent vingt-six employeurs ont participé à cette étude (sur 549 interrogés) durant la deuxième moitié de septembre.