Entreprise Plus de cinquante grands patrons belges ont lancé un appel pour défendre Brussels Airlines, "une compagnie aérienne forte ancrée à Bruxelles".


Voici l'intégralité de la carte blanche : "Ce lundi est un jour important pour l’avenir de Brussels Airlines et pour la connectivité de notre pays avec l’Europe et le reste du monde. Ces connexions sont d’une importance stratégique pour la Belgique, pour nos entreprises, grandes et petites, pour notre capacité à exporter nos produits et services, pour notre tourisme et pour tous nos concitoyens qui prennent l’avion pour parcourir le monde", écrivent ces grands entrepreneurs.

"C’est dans cet esprit que nous plaidons pour que Brussels Airlines reste une compagnie aérienne forte ancrée à Bruxelles, qui réponde aux besoins des différents segments du marché. Il est crucial que Brussels Airlines puisse, avec ses nombreux partenaires, développer son hub à Bruxelles et ses vols tant en Europe que vers d’autres continents. La Belgique et Bruxelles, capitale de l’Europe, ont besoin de cette connectivité pour pouvoir rester compétitifs dans un monde de plus en plus globalisé et concurrentiel."

Lundi est une journée très importante pour Brussels Airlines. Un conseil d'administration doit se tenir à propos de l'avenir de la compagnie aérienne, actuellement en plein chamboulement. La maison-mère de Brussels Airlines, Lufthansa, pourrait tirer un trait sur la marque belge. Dans ce contexte, le CEO, Bernard Gustin, et le directeur financier, Jan De Raeymaeker, pourraient aussi être licenciés.

Plus tôt cette semaine, La Libre rapportait que le groupe aéronautique allemand Lufthansa souhaitait, en prenant cette décision, privilégier la voie du low-cost via sa filiale Eurowings et dès lors contraindre Brussels Airlines à fonctionner selon un modèle à bas coût.

À la suite des révélations de Lufthansa, les syndicats menacent de partir en grève.

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Etienne Davignon "pas content" mais "pas inquiet"

"J'ai des raisons de ne pas être content mais je ne suis pas inquiet, a déclaré à la RTBF Etienne Davignon. "Je ne suis pas inquiet par rapport aux rumeurs qui circulent et je ne les commente pas. Ce n'est pas un comité d'entreprise qui va annoncer des surprises. C'est un conseil d'administration pour discuter du sort de Bernard Gustin et Jan De Raeymaeker. Nous informerons les syndicats par la suite." Selon plusieurs médias, le groupe aéronautique allemand Lufthansa, qui a acquis l'intégralité des parts de l'entreprise belge il y a un peu plus d'un an, souhaite un changement de management. L'avenir de l'actuel CEO de la compagnie, Bernard Gustin, et de son directeur financier, Jan De Raeymaeker, serait dès lors menacé.