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C’est peu dire que la santé de l’économie chinoise est au centre de l’attention des opérateurs financiers. "L’atelier du monde" a connu l’an passé un ralentissement inquiétant lié à un recul de la consommation dans les pays développés. Mais cette année, la machine économique chinoise semble avoir retrouvé un rythme plus soutenu, avec une croissance qui est remontée sur le premier semestre à 6,9 % (contre 6,7 % en 2016 et 6,9 % en 2015). Une bonne surprise ? "Oui, c’est une surprise positive", nous explique Geoffrey Minne, économiste chez ING Belgique. Pourquoi dans ce cas les analystes du Fonds monétaire international (FMI) tirent-ils cette semaine la sonnette d’alarme en insistant dans leur dernier rapport sur les risques liés au surendettement des entreprises chinoises ? "Il y a des facteurs alarmants que le FMI a relevés, dont essentiellement l’endettement croissant des entreprises non financières. Le FMI note qu’il est actuellement au niveau de 235 % du PIB chinois et qu’il est en voie de croître jusqu’à 290 % du PIB d’ici à 2022… Cet endettement permet en fait aux entreprises d’alimenter une croissance partiellement artificielle. Il y a donc lieu selon le Fonds, d’adapter la politique monétaire et d’accélérer les réformes en cours pour aider les entreprises locales à réduire leur endettement et améliorer leur rentabilité."