Entreprise

Le torchon brûle entre le ministre des Télécoms, Alexander De Croo, et la CEO de Proximus, Dominique Leroy, depuis que l'entreprise a annoncé une hausse de ses tarifs en lien avec l'adaptation de son offre sur les données mobiles. 

Alors que la presse avait souligné ces augmentations de tarifs, le ministre libéral flamand avait réagi en invitant les consommateurs à "changer d'opérateur" s'ils n'étaient pas d'accord avec les prix pratiqués.

Sur l'intranet de l'entreprise publique, Dominique Leroy avait regretté auprès de son personnel les "très nombreuses réactions négatives, amplifiées encore par les propos du ministre des Télécommunications, Alexander De Croo, relayés dans la presse". Dans cette communication qu'a pu lire l'agence BELGA, elle avait fustigé des "commentaires négatifs (...) particulièrement regrettables", comprenant qu'ils suscitent beaucoup de questions auprès du personnel et des clients. Ce jeudi, sur La Première (RTBF), elle a estimé que l'appel du ministre à quitter Proximus était "one step too far".

Par ailleurs, mercredi en commission de la Chambre, Mme Leroy a souligné la fragilité des investissements de l'entreprise publique, mettant en garde face à un cadre régulatoire qui pèserait sur la rentabilité de la fibre optique.

Jeudi à la Chambre, Alexander De Croo a répliqué qu'il ne se laisserait "pas influencer par le chantage ou des attaques personnelles". Il a également brocardé le projet de Proximus d'augmenter l'offre des volumes de données mobiles et d'adapter dans le même sens l'offre tarifaire. "More for more, je ne vois pas cela dans d'autres pays européens, c'est plutôt le contraire", a-t-il dit.

Le député écologiste Gilles Vanden Burre, qui interrogeait le ministre jeudi, a regretté son appel aux consommateurs à quitter l'opérateur public.