Entreprise PSA Peugeot Citroën DS et la branche européenne de GM pourraient convoler en justes noces. Mariage de raison ? Analyse.

L’heure est aux consolidations dans l’automobile, surtout généraliste. Après Mitsubishi intégré à l’Alliance Renault Nissan, PSA Peugeot Citroën DS et Opel-Vauxhall, filiale européenne de General Motors, discutent à nouveau d’une union dont les modalités sont encore inconnues. Celle-ci pourrait aboutir à un rachat pur et simple de la marque germano-britannique par le groupe français.

Cette fuite, qui apparaît comme par enchantement un 14 février, survient surtout quelques jours après l’annonce d’une nouvelle perte de GM en Europe, la seizième depuis 2000. Alors qu’elle était encore de 800 millions de dollars en 2015, elle est tombée à 300 millions l’an dernier. Les raisons invoquées sont le Brexit et la dévaluation de la livre sterling, alors que le groupe a deux usines d’assemblage au Royaume-Uni.

Il n’empêche, en 16 ans, General Motors a accusé 15 milliards de dollars de déficit en Europe. Sans doute est-ce assez, d’autant qu’avec la pression trumpienne pour un recentrage américain, toute la grande industrie s’époumone.

De rapprochement franco-allemand, il était déjà question lors de la signature, le 29 février 2012, d’un grand accord de coopération entre PSA et GM. Cette curieuse alliance eut des ambitions fluctuantes, pour ne plus devenir qu’un partenariat industrielle après la cession, en 2013, de 7 % du capital de PSA que détenait GM. Il faut dire qu’à l’époque, et Peugeot Citroën, et Opel, faisaient bien pâle figure. Le groupe français frôlait la faillite avant d’être recapitalisé par le chinois Dongfeng et l’Etat français, qui a toujours eu un faible pour l’industrie. Soutenu par GM, Opel-Vauxhall repartait de loin après avoir fermé le site de Bochum.