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Cela fait des années que les enseignes avouent préférer Anvers à Bruxelles. Question de city marketing et d’urbanisme. Jusqu’à l’année dernière, elles laissaient à la capitale l’avantage de la performance. Ce n’est plus le cas. Mais Anvers ne serait-elle pas, du coup, devenue impayable ? Et… désavouée ?

La préférence des enseignes commerciales pour Anvers n’est plus à démontrer. Ni en pratique : elles s’installent d’abord dans la Métropole avant de cibler la capitale; parfois même elles s’en contentent. Ni en théorie, notamment quand elles répondent à l’enquête annuelle du consultant CBRE. A la question ‘Quelle est votre ville favorite en termes de city marketing et d’urbanisme ?’, plus de la moitié (52 %) des 117 enseignes nationales et internationales interrogées répondent Anvers ! Un score sans appel. Car il y a pas mal d’autres villes à parader devant elles… Du coup, Bruxelles ne récolte que 14 % de voix de préférence, Gand en grappille 9 %, Namur 6 %, Hasselt 4 %. "L’écart entre Anvers et Bruxelles a toujours existé, renchérit Kim Verdonck, directeur Research, IT&Marketing chez CBRE, du moins depuis 9 ans que nous réalisons cette enquête auprès des retailers. Mais il s’est amplifié."

Bien entendu, cette préférence ne peut que jouer sur les loyers, c’est le principe de l’offre et de la demande. En 10 ans, entre 2005 et 2015, le "prime rent", soit le loyer top, a fait, sur le Meir, un bond de près de 70 % (1 150 à 1 950 euros/m²/an). Sur la Schuttershofstraat, sa parallèle plus luxueuse, il a augmenté de 56 % à 1 250 euros/m²/an. Sur la Huidevetterstraat, sa perpendiculaire plus branchée qui monte, une hausse de 87 % à 1 400 euros/m²/an.

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