Entreprise

PostNL a donc préféré tenir compte de l’avis du gouvernement néerlandais plutôt que des recommandations de certains de ses grands et petits actionnaires. Ce mercredi, la société a annoncé avoir à nouveau rejeté l’offre de bpost, son homologue belge. Il était 8 heures du matin. Les marchés ont promptement réagi, chahutant les deux titres. L’un à la hausse : bpost a pris 4 % en début de séance, terminant la journée à 21,92 euros, soit 0,90 % de plus que la veille. L’autre à la baisse : PostNL a chuté de 13,46 % à 4,10 euros.

Ainsi donc, la 3e et dernière offre de bpost déposée le 30 novembre (la 1re datait de fin mai, la 2e de début novembre) n’a toujours pas convaincu PostNL. Elle était pourtant doublement améliorée. D’un point de vue financier, d’abord, puisque le rachat proposé - 3,201 euros en espèce et 0,1202 action bpost par action PostNL - représentait, au cours de mercredi dernier, 5,75 euros par action alors que l’offre précédente revenait à 5,65 euros. D’un point de vue de gouvernance, ensuite, la poste belge ayant compris qu’il lui fallait "apporter une assurance supplémentaire que les valeurs et la culture de PostNL ainsi que les intérêts de ses parties prenantes néerlandaises soient garantis". Quatre adaptations avaient donc été ajoutées, notamment une limitation du nombre des représentants de l’Etat belge, actionnaire de bpost à concurrence de 51 %, à 3 membres sur 10.

Rejet unanime mais avant tout politique

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