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Que faire avec les convertibles?

La baisse significative des marchés boursiers depuis le début du mois de juillet fait que plusieurs indices boursiers se situent à des niveaux inférieurs à ceux du début de l'année. Ceci touche directement les détenteurs de ces valeurs mais pourrait également toucher les détenteurs de «reverse convertible». Ces instruments furent largement commercialisés par différentes institutions financières. Présentées par erreur dans le passé comme des obligations un peu particulières, les «reverse convertible» offrent à l'investisseur un taux facial élevé (souvent supérieur à 10 pc par an) mais sans aucune garantie sur le capital. A l'échéance, l'investisseur se retrouve avec le capital de base augmenté des intérêts si le cours du sous-jacent (une action ou un indice) s'est comporté honorablement. Par contre, si le sous-jacent a baissé en dessous d'un cours pivot indiqué dans le prospectus, l'investisseur se retrouve avec les titres sous-jacents dépréciés ou leur équivalent monétaire. Tout dépend des conditions de base, mal connues de l'investisseur qui est plus attiré par le taux facial attractif que par les autres conditions d'émission. Concrètement, c'est l'investisseur qui assume le risque de baisse, et sa prime de risque est rémunérée par un taux d'intérêt élevé. Compte tenu de la baisse de certaines valeurs, le détenteur de «reverse convertible» a tout intérêt à faire le point sur ses positions en portefeuille en comparant d'une part le cours actuel qui peut encore évoluer jusqu'à l'échéance du produit et le cours pivot, tout en tenant compte des délais d'application. Une nouvelle fois, c'est le prospectus de base qui sert de référence et fixe les conditions de remboursement. Tenez également compte de ce que la plupart des «reverse convertible» sont très peu liquides et que dès lors une éventuelle cession en cours de route peut poser problème... (C.S.)

© La Libre Belgique 2004