Entreprise Le nouveau scandale financier touche 200 pays et concerne aussi pas mal de nos compatriotes.

La Suisse qui souhaite désormais laver plus blanc que blanc se retrouvée empêtrée dans un nouveau scandale financier touchant la banque HSBC.

Pas moins de 106.000 clients sont concernés provenant d’environ 200 pays, selon une enquête menée par un groupe de journaux internationaux. Le montant estimé de la fraude serait de 102 milliards d’euros.

La Belgique figure en bonne place dans ce système de fraude menée à grande échelle. Quelque 3.000 clients belges de HSBC sont concernés, pour une fraude estimée à 6 milliards d’euros. Un bon tiers des fraudeurs vient du milieu diamantaire anversois, selon cette enquête.

Parmi les clients belges figure aussi une Américaine, Mary Wells Lawrence, celle qui a inventé le logo I love New York. Autre Belge épinglée, une certaine Brigitte S., dont le compte hébergeait 97 millions d’euros. Raison sans doute pour laquelle elle se déclarait sans profession.

Informé de longue date de ce stratagème, le parquet espère pouvoir récupérer 434 millions d’euros, sous forme d’amendes ou autres redressements fiscaux.

Comme bien souvent dans ce genre de scandales, c’est un ancien employé qui a révélé le pot aux roses. L’ancien informaticien Hervé Falciani a ainsi volé des fichiers clients de HSBC Suisse en 2007. Ces fichiers contiennent des informations personnelles sur les clients, les notes des banquiers, et les mouvements de compte.

Ces fichiers ne disent pas tout, d’où la nécessité d’une longue enquête : les comptes ne donnent pas toujours un nom mais un pseudonyme, ou alors le nom est faux ou l’adresse est située dans un pays lointain.

Les données reprises sont parfois loufoques : 125 femmes au foyer parmi les clients belges, 97 personnes sans profession ou encore 55 étudiants ou mineurs d’âge. Allez, allez…

Les clients, belges et étrangers, ont été en quelque sorte rabattus pour être dirigés vers la filiale suisse de la banque britannique. Pourquoi la Suisse ? Pour son secret bancaire, bien entendu.

Cela a donc permis à HSBC de faire tout et n’importe quoi. Il y a des évasions fiscales en bonne et due forme, pour éviter de payer des impôts.

Si les journaux impliqués dans cette enquête de grande envergure ont évoqué de nombreuses stars, dont le seul crime serait d’avoir fraudé le fisc, HSBC a aussi aidé des gens moins reluisants.

Ce Swissleaks met également en lumière ces pratiques ayant permis de couvrir des activités criminelles de grande échelle, comme le blanchiment d’argent de la drogue ou le financement du terrorisme international. Le système a également permis à des personnes finançant Al-Qaïda de se mettre à l’abri !

Mais bon, HSBC a fait le ménage depuis lors et assure que de telles pratiques n’ont plus lieu. En fait, elles n’auraient jamais dû avoir lieu !