Entreprise

On les appelle "family offices". Deux mots simples, qui cachent un monde à part, un monde de gens qui s’occupent des riches, des très riches familles. Un monde discret. Quand il démarche, c’est en coulisse, dans les salons feutrés. Avec des arguments où l’enjeu est de montrer pourquoi l’un est meilleur que l’autre.

Ce métier ne date pas d’hier. Ses origines remontent loin dans l’histoire, explique un "livre blanc" rédigé par le Crédit suisse en collaboration avec EY et l’Université St. Gallen. Les premiers "family offices" datent du 16e siècle quand l’intendant du Roi était responsable de la gestion de la fortune du souverain. "Par la suite, l’aristocratie a aussi fait appel à un intendant, créant le concept de l’intendance tel qu’on le connaît encore aujourd’hui", lit-on dans ce document.

Le business du family office s’est fortement développé ces dernières années à la suite de l’éclosion de grosses fortunes, notamment en Belgique, mais aussi de la méfiance née de la crise bancaire, nous explique Eric Spaas, cofondateur d’UNFO. net, réseau européen de family offices.

(...)