Entreprise

L’idée est née en octobre 2008, au cours d’une réunion informelle", raconte Annick Van Overstraeten, directrice générale des opérations Quick Belux. "C’est un concept innovant, qui répond aux attentes des clients, des gens qui travaillent, sont pressés ; qui s’adapte aux modes de consommation d’aujourd’hui. Façon "Hamburger on the go!". Implanté dans des endroits de passage fort fréquentés". Un concept qui implique aussi une structure de coûts plus légère Quelques mois plus tard, le premier "Giant Bar" s’est ouvert mardi à la Gare Centrale à Bruxelles, au cœur de la nouvelle galerie commerçante "Madeleine" (via un franchisé).

Un mini-Quick? "C’est assez différent, c’est un concept en soi", répond aussitôt la responsable Belgique Luxembourg de Quick. "Pour ouvrir un nouveau Quick, les investissements sont tellement lourds En dessous d’un million d’euros, on n’ouvre plus un nouveau Quick actuellement. Dans le cas présent, l’emplacement est beaucoup plus petit - 80 à 100 m2 tout compris plutôt que 450 m2 de surface de vente -, les loyers moins élevés et les investissements moins lourds. On doit pouvoir rester en dessous des 300000 € d’investissement", résume Mme Van Overstraeten. Les endroits visés sont les gares, les stations de métro, les aéroports régionaux, les bonnes rues commerciales dans des villes importantes ou même lors de gros événements comme des concerts et festivals. "Werchter serait un événement magnifique pour essayer un Giant Bar mobile", indique Annick Van Overstraeten.

Au menu du "Giant Bar", une gamme très limitée centrée sur le Giant, présenté sous toutes ses formes (Junior, Regular, Mega, Suprême et Pepper), le produit phare de Quick. "En Belgique, nous vendons plus de 27 000 Giants par jour". Et des frites, soft-drinks et milk-shakes, le tout au même prix que dans les Quick (mais avec d’autres offres, adaptées à la clientèle). Pas de salades, de poisson, etc. A consommer "on the go". "Il y a très peu de places assises, entre 16 et 18 seulement", a indiqué la directrice. Et les emballages ont été étudiés pour que les achats puissent être emportés facilement.

La direction de Quick, pour laquelle "ce concept a beaucoup de potentiel", compte bien le développer "pas à pas". Sans donner pour l’heure plus de détails. "On en saura plus dans trois mois", a dit Annick Van Overstraeten. Ceci dit, comme les investissements sont moins lourds, le seuil de rentabilité est aussi moins haut. "S’il n’y a pas 1,2 à 1,3 million de chiffre d’affaires dans un Quick, on n’ouvre même pas". Ici, on parle de "560 à 600 000 € pour être rentable".

"Nous confirmons que nous voulons continuer à investir, malgré la crise", a encore insisté la directrice. A côté du nouveau concept ("on travaille aussi sur d’autres concepts et nous mettrons à l’ordre du jour en fin d’année un concept développé actuellement en France"), elle a pointé, notamment, le marketing (nouveaux produits, etc), le développement durable, les ressources humaines ("nous continuons à engager des gens et à les former"), la rénovation des points de vente ("80 % du parc en Belgique et au Luxembourg a été rénové au cours des quatre dernières années"), et de nouveaux points de vente (2 ouvertures au Grand-Duché et une, "en principe", à Liège, à Médiacité, cette année, après Marche-en-Famenne et Zaventem à la jetée A en 2008). Et les ventes suivent. "Nous étions en progression en 2008 et cette année, jusqu’ici, on s’en sort très bien", conclut la directrice Belux. "La France souffre un peu plus."