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Le ministre belge de la Défense Steven Vandeput n'a pas fait montre d'ouverture mercredi vis-à-vis de l'offre française pour les avions de chasse Rafale, la jugeant "trop belle pour être vraie". "Le lobbying tourne à plein régime, c'est clair", a-t-il commenté.

Comme nous vous le révélions fin octobre, la France propose 20 milliards d'euros de compensation si la Belgique achète le Rafale du constructeur français Dassault, et non ses concurrents F-35 ou Eurofighter, pour remplacer les F-16.

Dassault promet ainsi un retour économique de 100% du prix d'achat, ce qui revient à environ 20 milliards d'euros sur 20 ans et plus de 5.000 emplois à haute valeur technologique.

L'offre française semblait hors jeu depuis quelque temps, puisqu'elle ne respectait par la procédure mise en place par le gouvernement belge. Dans De Tijd mercredi, ce non-respect est justifié par le fait que la France et Dassault comptent en réalité offrir plus de compensations économiques à l'industrie belge que ce qui est possible dans le cadre établi par le gouvernement belge.

Une telle position n'est "tout simplement pas correcte", selon le ministre N-VA, qui s'en tient aux critères établis. "Les critères sont clairs", souligne-t-il.