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Le groupe chimique belge Solvay a confirmé ses objectifs pour 2018, après de bonnes performances dans son secteur de composants innovants destinés à l'aéronautique et l'automobile.

Solvay, seul groupe belge à faire partie du CAC40, a vu son bénéfice net croître de 9,8% au deuxième trimestre à 339 millions d'euros. Ce groupe a engagé il y a près de cinq ans un virage stratégique en délaissant les activités jugées moins prometteuses comme le PVC, pour se développer dans les composants innovants, notamment à destination de l'aéronautique et de l'automobile.

Au premier semestre, le volume du secteur matériaux composites (très légers et résistants, utilisés dans la fabrication des nouveaux avions) a atteint un niveau historiquement élevé, a commenté le groupe.

"Cette bonne performance témoigne de la transformation de portefeuille accomplie ces dernières années", a commenté le patron de Solvay, le Français Jean-Pierre Clamadieu, artisan de ce changement.

Ce dernier table toujours pour l'ensemble de l'année sur une hausse de son bénéfice d'exploitation (EBITDA) comprise entre 5 et 7%. Au deuxième trimestre toutefois, le bénéfice d'exploitation était en baisse de 3% à 618 millions d'euros. Son chiffre d'affaires a stagné à 2,6 milliards d'euros sur la même période.

M. Clamadieu, qui a pris la présidence du français Engie le 18 mai dernier, doit continuer à diriger le groupe belge jusqu'à la fin de l'année. Pour l'instant, aucun successeur n'a encore été désigné.

Questionné lors d'une conférence de presse téléphonique sur l'avancée des discussions pour le choix d'un nouveau patron, le directeur financier du groupe, Karim Hajjar, a simplement déclaré que "les choses suivaient leur cours".

À propos de la trêve commerciale conclue la semaine dernière entre le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, M. Hajjar a déclaré que le groupe souhaitait "le moins d'incertitude possible".

M. Clamadieu avait récemment exprimé des craintes sur les tensions commerciales avec les USA, qui pourraient remettre en question des projets d'investissements de Solvay, dont un bon tiers des revenus proviennent des Amériques.