Entreprise Comme il l'avait fait l'été dernier pour la crise des oeufs au fipronil, le ministre fédéral de l'Agriculture, Denis Ducarme (MR), a annoncé à "La Libre" vendredi qu'il se constituait partie civile dans le cadre de la fraude sanitaire et à l'étiquetage qui touche l'entreprise Veviba.

Cette demande avait été formulée par le syndicat agricole Fugea jeudi mais le ministre y réfléchissait "depuis plusieurs jours". "Se constituer partie civile permet d'avoir accès au dossier et de réclamer des dommages et intérêts", explique Denis Ducarme. "Je n'aurai aucun scrupule envers cette entreprise qui a mis la santé des consommateurs en péril, qui a commis des fautes et des fraudes importantes." D'après les premiers contrôles opérés par l'Afsca depuis la perquisition à Veviba, 70 % de la viande analysée est non conforme.

Le ministre avait déjà fait retirer l'agrément des frigos et des ateliers de découpe de Veviba à Bastogne mais il a aussi fait mettre sous scellés tous les frigos du groupe Verbist (propriétaire de Veviba) en Belgique. Leurs ateliers de découpe font, eux, l'objet de contrôles.

Denis Ducarme a également demandé à l'Afsca, dont il est le ministre de tutelle, un rapport sur les contrôles que l'Agence a réalisé chez Veviba à Bastogne depuis 2001.