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Jan Bens, le patron de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire, prendra sa retraite fin avril 2018. En pratiquement quatre ans et demi à la tête de l’AFCN, Jan Bens aura connu des moments agités. Il y a eu cette déclaration à propos de la corruption au Kazakhstan, qui lui a valu de passer un sale moment à la Chambre. Ou encore le délicat dossier Doel 3/Tihange 2, les réacteurs aux cuves endommagées dont il a autorisé le redémarrage en novembre 2015.

Autre moment fort : l’année dernière, Jan Bens a envoyé deux courriers au ton très musclé au top management d’Electrabel, puis d’Engie. Dans sa première lettre, le patron de l’AFCN évoquait "les inquiétudes soulevées par les valeurs alarmantes des probabilités de fusion de cœur résultant des études Fire PSA pour les unités Doel 3 et 4, Tihange 1, 2, 3". Dans sa seconde lettre, il épinglait sévèrement Electrabel pour sa culture de sûreté défaillante à Tihange.

Il fait le point sur les nombreux dossiers relatifs à la sécurité nucléaire. Entretien.