Entreprise

Soixante-et-un pour cent des commerces qui souhaitent engager du personnel supplémentaire pour travailler le lundi de Pâques, trouvent difficilement leur bonheur, selon une enquête menée auprès de 392 commerces (petit commerce et horeca) du Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI). Trouver des étudiants et du personnel supplémentaire semble particulièrement difficile. "Aujourd'hui, un quart des petits commerces et des commerces de l'horeca ont en général des difficultés à remplir leurs places vacantes. Mais c'est encore plus difficile avec deux jours successifs de congé et de soleil", commente Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

Pour régler ce problème de personnel lors des jours fériés et ensoleillés, le SNI plaide pour un règlement de travail pour les étudiants basé sur les heures de travail plutôt que sur les jours, et pour un meilleur suivi et accompagnement des chômeurs.

Le conseil des ministres restreint s'est récemment accordé sur le fait que les jeunes pourront travailler 50 jours par an sous statut étudiant à partir du 1er janvier 2012. Pour le SNI, cette décision ne prend pas en compte la réalité du terrain.

"Pas mal d'employeurs, par exemple dans le secteur de la distribution et de l'horeca, ont souvent besoin d'étudiants mais pour quelques heures seulement alors que dans le nouveau système un jour entier de leurs 50 jours avantageux sera à chaque fois déduit", explique le syndicat. Ce dernier plaide donc pour une réglementation dans laquelle les étudiants pourront être occupés 400 heures par an à un taux réduit d'ONSS.