Entreprise Cette pépite du start-up studio eFounders a créé un nouveau navigateur web.

Depuis le début de l’année, eFounders, cette véritable "boîte à start-up" fondée à Bruxelles par Thibaud Elzière et Quentin Nickmans, enchaîne les levées de fonds au profit de ses projets "SaaS" (logiciels en ligne pour entreprises). Après Forest (3 millions d’euros), Front (54 millions), Spendesk (8 millions) et Slite (3,7 millions), c’est au tour de Station d’annoncer un premier tour de table. La start-up, basée à Paris, a profité de son passage au Y Combinator, célèbre accélérateur de la Silicon Valley, pour lever 3,25 millions de dollars avec les fonds américains Accel Partners et Webb Investment Network. Kima Ventures, le fond de Xavier Niel, est également de la partie.

Gestionnaire d’applications "SaaS"

L’ambition de Station est d’offrir aux entreprises un navigateur purement dédié à leurs applications de travail et, par conséquent, de ne plus dépendre de Google Chrome ou Firefox. "Le navigateur n’a quasiment pas évolué en termes de design depuis plus d’une décennie. Pendant ce temps-là, les entreprises ont adopté en masse des applications web à l’usage de leurs employés", constate Julien Berthomier, CEO et co-fondateur de Station. "Au départ, enchaîne Alexandre Lachèze, CTO et co-fondateur, nous voulions résoudre un problème qui nous touchait personnellement : l’accumulation d’onglets dans nos navigateurs. Puis, nous avons réalisé que le problème était bien plus large et qu’on avait l’opportunité de repenser la manière de consommer les applications web."

Après quelques mois, Station compte déjà plus de 12 000 utilisateurs actifs dans des entreprises telles que Spotify, Hubspot, Shopify et Transferwise. Les utilisateurs ont plébiscité Station en l’élisant "Produit de 2017" sur Product Hunt devant le tout dernier navigateur de Firefox.

L’ambition de Station est d’aller plus loin qu’un simple navigateur et de "construire un véritable système d’exploitation permettant aux employés d’être plus productifs et aux entreprises de mieux gérer leur parc d’application SaaS", avance M. Berthomier.