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Le voyagiste britannique Thomas Cook a acheté quelques actifs en Allemagne de la compagnie aérienne disparue Air Berlin, afin de doper sa présence dans ce pays où sa propre compagnie, Condor, se porte bien, a-t-on appris mercredi. "Thomas Cook a acquis des actifs d'Air Berlin afin de fournir davantage d'options de croissance à Condor, dans la logique de nos projets d'augmenter notre capacité sur le marché allemand où nous constatons une hausse de la demande ces derniers mois", a expliqué un porte-parole.

Une source proche du dossier a précisé à l'AFP que les activités achetées comportaient l'exploitation de six avions et l'embauche de 90 pilotes.

A court d'argent, la compagnie Air Berlin disparaît et est rachetée par morceaux ces dernières semaines par diverses compagnies qui se font concurrence pour s'arracher des bribes de son réseau.

La compagnie britannique à bas coût EasyJet a ainsi repris l'exploitation de 25 avions d'Air Berlin - sur 140 - pour 40 millions d'euros et le géant allemand Lufthansa a obtenu le 21 décembre le feu vert de la Commission européenne pour mettre la main sur LGW, une filiale d'Air Berlin comptant une trentaine d'appareils appartenant à des sociétés de location.

Face aux réticences de la Commission européenne de voir Lufthansa accroître nettement sa présence continentale déjà gigantesque, le mastodonte allemand a toutefois accepté de réduire son ambition initiale, qui devait à l'origine lui permettre d'acquérir 81 avions d'Air Berlin.

Lufthansa a notamment renoncé à acquérir la compagnie autrichienne à bas coûts Niki, propriété d'Air Berlin. Une part des actifs de Niki doit finalement être acquise par un concurrent de Lufthansa, le groupe aérien hispano-britannique IAG (compagnies British Airways, Iberia et Vueling, entre autres).

IAG a a annoncé le 29 décembre qu'il allait racheter jusqu'à 15 des 21 avions de Niki et des créneaux dans plusieurs aéroports, dont Vienne, Düsseldorf, Munich, Palma et Zurich.

Les avions de Niki sont cloués au sol depuis son propre placement en redressement judiciaire mi-décembre et devraient rester sur le tarmac jusqu'à la concrétisation de l'offre d'IAG - ce qui ne devrait pas avoir lieu avant la fin-février, selon des médias.

Le ministère autrichien des Transports a prolongé de son côté de trois mois la licence d'exploitation de Niki, qui expirait le 3 janvier.