Entreprise

Dans le paysage économique belge (et flamand en particulier), Thomas Leysen est l’un des hommes clés. Fils de l’entrepreneur anversois feu André Leysen, ce juriste de formation peut se targuer d’avoir été l’un des plus jeunes CEO du pays en prenant la tête d’Umicore à 39 ans à peine. Patron de 2000 à fin 2008. Il a transformé l’ancienne Union minière, une société de non-ferreux en un groupe international de technologies des matériaux avec une position de leader dans les matériaux de batteries, les catalyseurs automobiles et de recyclage des métaux précieux. Fin 2008-2009, alors qu’il n’a que 48 ans, il quitte la gestion opérationnelle car il n’avait "plus envie de se consacrer à une seule entreprise. Ce qui me passionnait c’est de pouvoir accompagner plusieurs projets. C’est le travail qui me stimule le plus".

Il est actuellement président du conseil d’administration de trois sociétés, dont deux cotées, à savoir le bancassureur KBC et Umicore. La troisième est le groupe Mediahuis (qui détient notamment "De Standaard" en Belgique) dont le chiffre d’affaires s’élève à environ 800 millions d’euros et dont la famille Leysen est actionnaire.

Celui qui a aussi été président de la FEB de 2008 à 2011 est devenu en 2016 président de la Fondation Roi Baudouin. Il est également président de "The Shift", une organisation qui rassemble des entreprises et ONG en Belgique et qui vise à promouvoir le développement durable. Il assure également la présidence de la Commission Corporate Governance belge.

Quelle est votre analyse de la situation économique en Europe ? Est-elle vraiment bonne ?

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