Entreprise

Le conglomérat allemand Thyssenkrupp, qui s'attend à une perte nette cette année, a annoncé mardi un plan d'économies prévoyant la suppression de 2.000 à 2.500 emplois dans l'administration d'ici 2020, dont environ la moitié en Allemagne. Le géant de l'industrie et de la sidérurgie, dont les services administratifs emploient au total quelque 18.000 salariés, veut ainsi économiser 400 millions d'euros par an, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le groupe a promis de "tout faire" pour éviter les licenciements secs.

La nouvelle faisait sans surprise plaisir aux investisseurs à la Bourse de Francfort: l'action du groupe grimpait d'environ 2,5% vers 09H00 GMT, en tête d'un indice Dax en légère progression.

Ces mesures sont dans la lignée d'un plan d'économies lancé en 2010/11, qui portait notamment sur les achats et processus industriels. Il a permis à l'entreprise de réduire ses coûts entre 800 millions et 1 milliard d'euros par an, a expliqué Thyssenkrupp.

Le groupe, en pleine réorientation sur ses activités industrielles et ses services au détriment de l'acier, a estimé toutefois que des progrès restaient à faire dans les services administratifs, dont les coûts, à 2,4 milliards par an, sont "nettement trop élevés".

Thyssenkrupp avait annoncé en février que ses comptes tomberaient dans le rouge à l'issue de son exercice décalé 2016/17, après la vente à perte de son aciérie brésilienne.

Auparavant, il avait visé "une nette amélioration" de son bénéfice net annuel par rapport aux 296 millions d'euros générés sur l'exercice 2015/16.

Le groupe fabrique aussi des ascenseurs, sa principale source de bénéfices, ainsi que des sous-marins, des composants automobiles et propose des installations industrielles clé en main.

L'acier représente désormais moins d'un quart de ses revenus et la volatilité accentuée d'un marché sidérurgique plombé par l'afflux d'acier chinois à bas prix a convaincu le groupe de chercher à devenir moins dépendant de cette activité historique.