Entreprise Grâce à un effort consenti par les propriétaires sur le montant des loyers, trois des 69 magasins que Blokker veut fermer en Belgique vont être sauvés. Aucun n'est situé en Belgique francophone : Renaix, Poperinge et Evergem. "Tous les propriétaires des magasins ont été contactés mais, jusqu'à présent, seuls ces trois-là ont accepté de baisser le loyer. Nous attendons encore toutefois quelques réponses", indique Vicky Hendrick, permanente au syndicat libéral. Les syndicats ont également demandé à la famille Blokker, propriétaire d'une quarantaine de magasins, de faire elle aussi un effort car elle perçoit des loyers. Sans succès. "On nous rétorque que le niveau des loyers se situe généralement déjà en dessous des prix du marché. Ce mardi en conseil d'entreprise extraordinaire, nous avons fortement insisté auprès de la direction belge pour qu'elle réinterpelle la famille Blokker. Mais il y a peu de chances pour que cela aboutisse", précise la syndicaliste.

Trois magasins sauvés, ce sont quelques emplois, sur les 302 menacés par la restructuration de l'enseigne, qui devraient l'être aussi. "On a en tout cas l'assurance que le groupe n'ira pas au-delà de 302 licenciements. Nous allons d'ailleurs bientôt entamer les discussions avec la direction sur les modalités de départ du personnel. En intersyndicale, nous avons opté pour deux pistes, la prépension et les départs volontaires, que nous avons soumises à la direction. Nous attendons sa réponse", annonce Vicky Hendrick.

La phase 1 (d'information et de consultation) de la procédure Renault en cours touche à sa fin. La phase 2, de négociation, sera l'occasion de boucler le plan social. Le prochain conseil d'entreprise extraordinaire est prévu mardi prochain.