Entreprise Le président règle ses comptes à coups de tweets avec le constructeur.

Comme il en a pris l’habitude, c’est à coups de tweets venimeux que Donald Trump a exprimé sa façon de penser sur le dossier de la délocalisation partielle de la production des Harley-Davidson hors des Etats-Unis pour échapper aux taxes douanières de 25 % qui frappent ces produits depuis vendredi. Ces pénalités sont une réponse de l’Union européenne (UE) aux taxes d’importation sur l’acier et l’aluminium imposées par Donald Trump.

Lundi, le président américain a rédigé un premier tweet : "Surpris que Harley-Davidson, de toutes les entreprises, soit la première à brandir le drapeau blanc. Je me suis battu pour eux et finalement, ils ne payeront pas les taxes de l’UE, qui nous a fait mal commercialement parlant - 151 milliards de dollars (déficit commercial, NdlR). Les taxes sont juste une excuse pour Harley. Soyez patients !"

Le lendemain, le ton montait encore d’un cran. "Cette année, Harley-Davidson avait annoncé qu’ils déménageraient une grande partie de leurs activités du Kansas vers la Thaïlande. C’était bien avant les taxes. Par conséquent, ils utilisent les taxes et la guerre commerciale comme excuses. Cela montre à quel point le commerce est déséquilibré et injuste mais nous allons arranger ça."

Engueulade et menaces

Une demi-heure plus tard, Donald Trump ajoutait : "Quand j’ai reçu les responsables de Harley-Davidson à la Maison-Blanche, je les ai enguirlandés au sujet des taxes dans les autres pays, comme l’Inde, qui sont trop élevées. Les entreprises maintenant reviennent en Amérique. Harley doit savoir qu’il ne pourra pas revendre aux USA sans payer de grosses taxes".

Et enfin, moins d’une heure après, l’ultime menace : "Une Harley-Davidson ne devrait jamais être construite dans un autre pays, jamais ! Leurs employés et clients sont déjà très fâchés contre eux. S’ils délocalisent, regardez, ce sera le début de la fin. Ils se rendent; ils laissent tomber ! Leur aura sera fichue et ils seront taxés comme jamais auparavant."