Entreprise

En marge de la présentation des résultats semestriels du groupe pharmaceutique belge UCB, la presse a pu prendre le pouls d'une industrie technique, complexe, soumise à des autorités de contrôle de moins en moins souples. Notamment aux Etats-Unis. Pour l'entreprise belge, cet environnement plus contraignant, ainsi que l'arrivée à échéance de la protection de médicaments par les brevets aux Etats-Unis, va priver l'entreprise d'une part de ses résultats récurrents et d'une part de ses résultats attendus. "Mais on est ici dans une entreprise qui agit sur le long terme" , nous a expliqué le patron d'UCB, Roch Doliveux, qui table sur une légère amélioration des ventes en 2007. Un refrain désormais connu et dont les résultats sont mesurables en Bourse avec une action sous pression - comme c'est d'ailleurs le cas pour toutes les valeurs du secteur. Mais ici aussi, Roch Doliveux est désireux de convaincre du potentiel à long terme de l'entreprise belge en assurant que le petit actionnaire percevra un dividende confortable même si les ventes ne connaissent pas de croissance significative pendant deux ans. "Actuellement, on investit, on lance des projets, et en même temps on est sur le point de perdre la couverture de brevets aux Etats-Unis. Il faut aussi voir plus loin, dans un monde marqué par le vieillissement de la population. UCB qui a douze produits porteurs dans le pipeline, est aussi une entreprise qui est la première au monde à proposer un patch contre les effets de la maladie de Parkinson..."

Après la digestion plus longue que prévue du groupe allemand Schwarz Pharma, le groupe belge a-t-il d'autres desseins en termes de croissance externe ? "Non, nous avons aujourd'hui atteint la masse critique pour assurer notre croissance à long terme."

Et les chiffres ? Le chiffre d'affaires à périmètre comparable a progressé au premier semestre de 3 pc à 1,86 milliard d'euros. Le résultat net comparable n'a progressé que d'un petit pour cent à 224 millions d'euros. Quid de l'ensemble de 2007 ? A ce propos, Roch Doliveux a assuré que le chiffre d'affaires global pour l'année dépassera légèrement celui de l'an passé, mais que le résultat net sera sans doute inférieur tout en dépassant 100 millions d'euros. Quid du cours de Bourse décevant de l'action UCB ? "Il y a ici l'impact notable des opérations spéculatives de certains opérateurs internationaux" , a encore signalé Roch Doliveux. Mais à Bruxelles, le titre UCB a tiré son épingle du jeu et a terminé la séance de jeudi sur une avance de 1,02 pc à 39,50 euros.