Entreprise

Si ce n’est un léger recul du chiffre d’affaire dans le zinc, le groupe belge Umicore a signé un excellent premier trimestre 2010. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport trimestriel publié hier matin avant l’ouverture de la Bourse par le groupe spécialisé dans le traitement des métaux rares. Un rapport non chiffré, car basé sur des estimations, compte tenu notamment de l’évolution des taux de change. Il permet toutefois à l’entreprise de situer son résultat courant récurrent pour 2010 à une fourchette comprise entre 260 et 290 millions d’euros. Soit quelques pour cent de mieux qu’en 2008, avant le début de la crise financière et économique. L’estimation est basée sur les éléments du premier trimestre, et sur la perspective d’un maintien de la tendance actuelle du marché. Et aussi sur les effets du plan d’économies mis en place par le groupe, et par le redressement enregistré au niveau mondial dans le secteur automobile. Il s’agit, rappelait-on dans ces colonnes il y a quelques jours, du point faible d’Umicore en matière de sensibilité aux cycles conjoncturels, puisque le groupe fournit notamment des catalyseurs et des batteries à l’industrie automobile.

Le pronostic est donc très optimiste et traduit, selon l’analyse transmise par Umicore, "l’amélioration de la demande dans la plupart des segments, des conditions d’approvisionnement favorables pour Precious Metals Services ainsi que l’impact favorable de la hausse des prix des métaux". D’une année sur l’autre, les revenus (chiffre d’affaires) d’Umicore ont progressé de 17 % par rapport au premier trimestre 2009. Ceci reflète, selon Umicore, "les améliorations fortes continues dans la plupart des marchés".

La progression, le rebond "post-crise" le plus impressionnant mentionné par ce rapport est lié aux ventes de métaux précieux et de catalyseurs. Ici, les rentrées ont augmenté de 29 % pendant que les ventes de "matériaux avancés" ont progressé de 16 %, que celles de récupération de métaux précieux (dans les pots d’échappement catalytiques usagés notamment) ont augmenté de 9 % et que les revenus liés aux spécialités dans le secteur du zinc ont baissé de 6 %.

Le rebond des activités dans le domaine des catalyseurs est impressionnant, mais il est lié à celui encore plus étonnant des véhicules légers au niveau mondial. Umicore situe cette progression à 47 % d’une année sur l’autre. Par contre, le groupe subit un recul des ventes des dérivés du zinc utilisés notamment dans la construction. Un secteur qui n’a pas encore réellement retrouvé des couleurs..