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Plus de 28 milliards d’euros. C’est le montant des transactions que génèrent les plateformes collaboratives, telles qu’Uber (transports) ou Airbnb (locations de biens immobiliers entre particuliers) à l’échelle européenne. En Belgique, ce chiffre approche les 100 millions d’euros et devrait quintupler d’ici 2020. Vu son statut de région urbaine, c’est Bruxelles qui se prend la part du lion dans cette nouvelle économie. D’après une étude d’Idea Consult (voir infographie), près d’un Bruxellois sur trente-cinq est ainsi actif sur huit grandes plateformes représentatives de cette économie.

Reste que ces grandes plateformes profitent encore souvent d’un flou juridique, social et fiscal qui interpelle. Pour son enquête, Idea Consult n’a ainsi pu, malgré ses demandes, obtenir aucune donnée officielle des plateformes et se base sur des extrapolations. L’économie collaborative est aussi devenue une sorte de "fourre-tout" où se mélangent, par exemple, des multinationales comme Uber et de petits systèmes locaux d’échange d’objets.

Pour la chambre des classes moyennes (CCM) de Bruxelles, il est ainsi primordial que la Région mette de l’ordre dans ces différentes plateformes en distinguant les activités "à inciter" et celles "à surveiller".

La CCM, qui se dit favorable à l’arrivée de cette nouvelle économie, veut une "régulation intelligente" adaptée à chaque plateforme et utilisateurs. "On ne doit pas traiter de la même manière quelqu’un qui loue son appartement via Airbnb quand il part en vacances, une pensionnée qui loue régulièrement une chambre libre ou quelqu’un qui achète un bien près de la Grand-Place uniquement pour le mettre en location via la plateforme", indique-t-on auprès de la chambre.