Entreprise

`Un nouvel instrument législatif ne règle pas les problèmes dès sa parution´, déclarait Laurette Onkelinx en marge du colloque sur la violence au travail qui se tenait hier à Bruxelles. La loi du 11 juin 2002 reconnaissant violence, harcèlement moral et harcèlement sexuel au travail privilégie la résolution interne des problèmes. Elle prévoit un conseiller en prévention dans chaque entreprise (avant janvier, dit la ministre) pour être l'interlocuteur privilégié en la matière. En seconde ligne, il fera appel à l'inspection médicale du travail. Si aucune solution n'est encore trouvée, l'auditeur du tribunal tentera une troisième conciliation. Ce n'est qu'ensuite que le dossier arrivera éventuellement au tribunal du travail. Pour coller le mieux possible à la réalité, Laurette Onkelinx a enclenché deux autres chantiers. Le premier pourrait aboutir à ce que les harcèlements soient considérés comme des accidents du travail (que la couverture soit identique). L'autre, à ce que les professionnels amenés à évoluer dans la problématique reçoivent une formation spécifique.

© La Libre Belgique 2002