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Dette, réchauffement climatique, sécurité alimentaire ou contestation qui enfle au Moyen-Orient : un climat d’impuissance aura plané sur la 41e édition du Forum de Davos qui s’est achevé dimanche, les décideurs mondiaux restant divisés sur les remèdes.

Le Forum économique mondial (Wef) s’est tenu sur fond de révolte en Egypte. Mais les délégations arabes présentes à Davos se sont pourtant montrées discrètes. Deux ministres tunisiens et le gouverneur de la Banque centrale ont ainsi refusé, samedi, de s’exprimer sur l’Egypte. Sur le volet des crises, aucun des chantiers abordés à l’édition Davos 2010 n’a avancé : la reconstruction de Haïti a échoué, la guerre ne ralentit pas en Afghanistan, le Proche-Orient est dans l’impasse, avec une menace de reprise des troubles au Liban, et l’Iran maintient son intransigeance sur son programme nucléaire.

Davos a aussi été cette année l’occasion pour les Européens de prouver leur engagement en faveur de l’euro, "notre monnaie", a assuré la chancelière allemande Angela Merkel, au lendemain d’un engagement similaire du président Sarkozy à défendre l’euro. Les Européens semblent cependant toujours divisés sur les remèdes à apporter pour en finir avec la crise de la dette.

Angela Merkel a surtout plaidé pour la rigueur, la discipline et la convergence économique et budgétaire, au lendemain d’un appel à la solidarité lancé par le Premier ministre grec George Papandreou qui a surtout souligné combien la Grèce avait dans la douleur fait tout ce qui lui avait été demandé par ses partenaires et le Fonds monétaire international (FMI). Sur les thèmes du développement durable, des transferts de technologies, du climat, de l’énergie, de la sécurité alimentaire, de la régulation des cours des matières premières, notamment agricoles, les décideurs venus du monde entier ont paru n’avoir guère progressé tout au long des débats. Certes, constat a été fait que le mode de consommation sans limites du monde développé devait finir. "Mais on ne peut exiger des pays en développement qu’ils renoncent à l’aspiration à la prospérité, ni d’un paysan pauvre du Sud qu’il utilise une chandelle en quinze jours au lieu de deux", a objecté le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates. (AFP)