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Dans le dernier rapport de l’alliance "Play Fair", "Fair games", sont analysées les conditions de travail dans 10 usines dans 3 pays, la Chine, le Sri Lanka et les Philippines, dont 8 produisent des articles sous label olympique. Conclusion générale : "Les abus de la filière olympique continuent !".

Pratiquement, "en Chine, les travailleurs de l’usine Amerseas, fournisseur d’Adidas, doivent effectuer des heures supplémentaires dépassant de loin le plafond légal. Leur journée de travail commence à 8 heures pour s’achever à 22 heures", constate le rapport.

Aux Philippines, "le salaire payé est tellement dérisoire que les travailleurs sont obligés d’emprunter de l’argent pour couvrir leurs besoins de base. Chez les fournisseurs d’Adidas, les heures supplémentaires sont obligatoires".

Au Sri Lanka, "les travailleurs interrogés gagnent au mieux 25 000 roupies par mois (environ 150 €), soit à peine un peu plus de la moitié du minimum vital de 45 000 roupies (270 €)."

Suite à ce rapport et "afin de convaincre les autorités olympiques à agir rapidement et efficacement pour faire respecter les droits des travailleurs qui produiront les articles destinés aux prochains JO", l’alliance "Play Fair" passe à l’acte et soutient des plaintes présentées au Comité organisateur des JO de Londres au nom des travailleurs de Chine et des Philippines.