Entreprise

A 36 ans, Gérald Claessens n’est pas encore rangé des voitures. Il y a dix ans, ce serial entrepreneur originaire de Neufchâteau créait Publicityweb, la première agence belge de référencement sur les moteurs de recherche. Aujourd’hui, Gérald Claessens a revendu Publicityweb au groupe publicitaire Hi-Media et se lance dans une nouvelle aventure nommée Karzoo.be. L’idée : créer un réseau social de type Facebook qui permet aux internautes de faire plus facilement du covoiturage.

Une fois enregistré sur le site, vous pouvez ainsi trouver d’autres navetteurs qui empruntent le même trajet que le vôtre en fonction de plusieurs critères : localités de départ et de destination, fréquence du voyage, passager ou conducteur Après le voyage, vous pourrez attribuer une évaluation à votre "covoitureur" et même le recommander à d’autres membres de la communauté.

"Le covoiturage permet de combattre la crise par économie de carburant, mais aussi de préserver l’environnement grâce à un usage plus intelligent de l’automobile", souligne Gérald Claessens. "C’est également une pratique conviviale qui aide à rencontrer d’autres personnes dans votre région." Bref, un projet dans l’air du temps qui a d’ailleurs reçu le "Business Environment Award" pour sa contribution au développement durable lors de la dernière édition des Prix belges de l’Energie et de l’Environnement.

Pour gagner de l’argent, Karzoo.be mise sur un modèle économique à double vitesse : tandis que la version publique du site est gratuite et financée par la publicité, la start-up développe aussi des versions payantes et personnalisées pour les entreprises qui veulent encourager le covoiturage chez leurs collaborateurs. "Malgré la crise, nous avons convaincu des clients comme la Banque de Luxembourg, BNP Paribas ou Deloitte", indique Gérald Claessens. "Pour notre première année d’activité, nous tablons sur un chiffre d’affaires de 60000 euros."

Déjà présent en Belgique ainsi que dans certains pays limitrophes (France, Allemagne, Luxembourg ), Karzoo.be ambitionne d’étendre sa plate-forme à l’ensemble de l’Union européenne dès l’année prochaine. Pour l’heure, l’équipe s’apprête à lancer des communautés sur mesure pour chaque université belge sans avoir noué le moindre partenariat avec l’une d’entre elles. Une démarche "bottom-up" propre aux nouveaux médias. "Nous fournissons un outil aux étudiants, et c’est ensuite à eux de juger de son utilité", explique Gérald Claessens. "Le bouche-à-oreille fera le reste. Nous espérons que les institutions universitaires prendront ensuite elles-mêmes le relais."

"Power to the drivers "