Entreprise

BD. En 1923, pour asseoir encore plus sa réputation et stimuler la commercialisation de ses eaux, Spa Monopole lance un concours d’idées pour un logo qui personnaliserait ses bouteilles. Les établissements Vercasson de Paris, auteur des affiches des boissons alcoolisées La Bénédictine, Cinzano, Cognac Martell ou Sandeman’s, des stylos Waterman, de la ouate Thermogène y présentent un dessin de l’artiste français Jean d’Ylen, datant du début des années 20 et qu’ils n’avaient pas encore réussi à vendre, ni en France, ni à l’étranger : un Pierrot tentant de retenir une eau jaillissante avec les mains. Spa Monopole sera séduit et l’utilisera, dès 1924, dans ses campagnes de publicité. Avec succès. En 1923, la société spadoise, en pleine expansion, avait réalisé un bénéfice de 1068885 francs. Mais plus du double en 1924 (2,5 millions), malgré un mauvais été. Et de reconnaître officiellement la contribution du Pierrot au boom des ventes. Un Pierrot qui n’a jamais été retouché ou rajeuni. "Cela nous est interdit", précise Marc du Bois. "Mais le voudrait-on ? Ce logo profite en tous les cas d’une double reconnaissance spontanée : celle du Pierrot, qui a une vie propre en tant que tel, et celle des eaux de Spa." C.M.