Entreprise

C'est il y a à peu près deux ans que le groupe Vinçotte - qui emploie quelque 1300 personnes - s'est essayé au télétravail. «Nous avions emménagé dans un nouveau siège social à Vilvorde. La question s'est posée pour de nombreux employés de savoir comment rejoindre ce siège. Nous avons alors invité ceux qui le souhaitaient à faire partie d'un petit groupe pilote qui testerait le télétravail à domicile deux à trois jours par semaine», explique Patrice De Ruyver, directeur de ressources humaines chez Vinçotte. « Nous avons fait un bilan après six mois. Il était très positif. Non seulement les employés étaient enchantés de la formule, mais en plus, nous avons constaté que leur rentabilité était meilleure. Nous avons également relevé un autre avantage: le gain de place dans nos bureaux où nous avons pu épargner certains postes de travail en faisant des roulements entre les travailleurs par exemple.»

Satisfait de l'expérience, le groupe Vinçotte a poursuivi dans cette voie. «D'autres employés se sont ajoutés. Idem aux sièges de Gembloux et d'Anvers. » A l'heure actuelle, quelque 100 à 120 personnes - du personnel administratif et des cadres - font du télétravail. Il faut encore compter les itinérants. «Nous avons plus de 700 inspecteurs, techniciens, ingénieurs... qui font des contrôles, des expertises... sur le terrain. Certains font leur rapport à domicile depuis toujours. D'autres rentraient le faire au bureau. Maintenant, nous essayons qu'ils ne passent plus par le siège.»

Le télétravail se fait sur base volontaire chez Vinçotte. « Nous ne voulons forcer personne», explique Patrice De Ruyver. «Certaines personnes ne veulent pas travailler chez elles. Elles aiment, par exemple, avoir des gens autour d'elles.»

Dès le début, le projet télétravail a séduit Brigitte Rose, employée à la comptabilité fournisseurs. «Venant d'Ottignies, je perdais beaucoup de temps pour aller jusqu'à Vilvorde, que ce soit en train ou en voiture. J'ai donc demandé d'être dans le groupe pilote pour le projet de télétravail

Aujourd'hui, elle travaille toujours deux jours par semaine de chez elle. «J'évite ainsi de perdre des heures en trajets et je peux gérer mon temps comme je veux. Deux jours, c'est bien, car je ne souhaite pas perdre le contact social avec le reste de l'équipe», explique Brigitte Rose qui précise: «Le télétravail est basé sur la confiance. Chacun travaille à son rythme mais travaille quand même. Les collègues et les responsables au bureau finiraient bien par se rendre compte si un télétravailleur ne faisait rien.»

© La Libre Belgique 2005