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A force de prédire, à tort, la faillite probable de la DLU, on en avait presque oublié tous les avantages pour notre pays. Or, ils étaient déjà inscrits dans les statistiques économiques 2004. Un peu plus de croissance que chez nos voisins, un bond spectaculaire des dépôts bancaires, une progression de presque 40 pc de la Bourse de Bruxelles et des recettes fiscales surprenantes en décembre. Et ce n'est pas tout, les montants régularisés additionnés à ceux rapatriés sans déclaration spécifique vont rentrer dans le circuit économique pour générer de nouvelles recettes fiscales, et de l'activité, au profit de la collectivité, année après année. Enfin, la future application de la directive européenne sur la fiscalité des placements à rendement fixe, prévue pour cet été, va défavoriser encore l'exode des capitaux.

Mais il faut sans doute inscrire la situation actuelle dans une dynamique positive, plutôt que s'attarder sur les éléments coercitifs. En effet, la Région flamande a déjà réduit de manière substantielle les droits de donation. Et la Région bruxelloise s'apprête à lui emboîter le pas, en attendant la Région wallonne. Il y a là une série d'éléments propres à sécuriser les contribuables et à pousser les patrimoines dormants vers le circuit de la consommation, au profit des jeunes générations. Le climat fiscal a changé. Luc Vandewalle, président de l'Association belge des banques, l'a souligné lors de la présentation des résultats de la DLU: on peut parler maintenant d'une nouvelle culture fiscale. Reste au gouvernement à mettre en place une infrastructure propre à informer constamment la population sur les méthodes permettant de bénéficier à plein de ce nouvel environnement.

© La Libre Belgique 2005