Entreprise Le groupe belge de construction pourrait se retirer du capital de son partenaire australien.

C’est ce qui s’appelle une tuile pour le groupe belge de construction Besix en Australie et potentiellement un coup de frein à ses projets d’expansion dans cet immense pays.

Les actionnaires du groupe de construction australien Watpac se sont, en effet, prononcés jeudi contre les plans de Besix d’acquérir la majorité de leurs parts. Le groupe belge voulait augmenter sa participation dans Watpac de 28,1 % à 64,1 % et proposait pour ce faire un prix de 0,92 dollar australiens par action. Une opération soutenue par le conseil d’administration de Watpac. Mais les actionnaires ont dit "non" lors d’une assemblée générale à Brisbane. Bien qu’une majorité des actionnaires de l’entrepreneur australien ait voté en faveur de la reprise (67,24 %), le quorum de 75 % n’a pas été atteint.

"Un vote décevant"

"Le vote d’aujourd’hui est décevant, mais Watpac reste dans une forte position, tant financière qu’opérationnelle, et nos stratégies fondamentales restent inchangées", a commenté le président de la société cotée en Bourse, Peter Watson. "Nous allons analyser les résultats du vote et prendrons le temps nécessaire pour évaluer avec soin notre position et nos projets d’avenir avec Watpac", a pour sa part réagi le CEO de Besix, Rik Vandenberghe, qui avait indiqué par le passé que son groupe pourrait se retirer totalement de Watpac en cas d’échec. "Ensemble, nous aurions pu faire de Watpac une entreprise de premier plan, en renforçant son bilan, en améliorant ses compétences techniques et en diversifiant ses opérations. Notre participation minoritaire actuelle ne nous permet pas d’effectuer les modifications nécessaires", a ajouté le patron de Besix. Des propos qui ouvrent la voie à un possible désengagement de Besix de son partenaire australien. (Avec Belga)